Avertisseur et détecteur de radar : quelles différences ?

Qu’il s’agisse d’un avertisseur, d’un détecteur de radars ou d’un dispositif de brouillage, ces systèmes sont interdits par la législation française. Ils sont souvent confondus avec les assistants d’aide à la conduite qui, eux, sont autorisés. Quelles sont les spécificités qui permettent de les différencier ?

Le détecteur de radar, un dispositif interdit en France

Le détecteur de radar se présente sous la forme d’un boitier relativement sobre. Pour garantir son efficacité, on le place à l’avant de la voiture afin qu’il puisse capter les ondes émises par un radar fixe ou mobile. Il est calibré pour s’aligner sur des fréquences précises. Certains systèmes possèdent un mode « fantôme » pour éviter le pistage du dispositif. Tout aussi illégal que le brouilleur de radar, il demeure néanmoins plus discret dans son utilisation, car il n’interfère pas sur le bon fonctionnement des radars. Le détenteur d’un détecteur risque 1 500 € d’amende et 6 points retirés sur son permis de conduire.

L’avertisseur radar, un système d’alerte pour les radars fixes

L’avertisseur radar fonctionne différemment. Il est connecté à une base de données qu’il consulte en fonction de la localisation du véhicule. C’est grâce à une communauté active et des mises à jour quotidiennes qu’il révèle son efficacité. Néanmoins, il concerne essentiellement les radars fixes et non mobiles. Il peut prendre l’apparence d’une application pour smartphone ou encore s’intégrer dans un GPS ou un boitier communiquant. En France, l’avertisseur radar est interdit depuis 2011.

Les assistants d’aide à la conduite, une alternative parfaitement légale

Mais pour parcourir les routes plus sereinement, l’assistant d’aide à la conduite demeure parfaitement légal en France. En plus des prévisions du trafic ou de l’élaboration d’un itinéraire, ce dispositif peut avoir une fonction GPS radar. À l’inverse des systèmes évoqués précédemment, il signale des zones dangereuses ou susceptibles de recéler des radars. Il n’indique pas avec précision où ces derniers se situent. Cela permet d’éviter les problèmes éthiques et juridiques tout en encourageant la prudence au volant.